Actus |
07/05/2012
posté à 14h09
|
Pour ma première participation à un Tristar 111, je n’ai pas eu la chance de parcourir les 1000m de natation qui doivent normalement faire partie de l’épreuve. En effet, comme la météo semblait l’annoncer depuis quelques jours, il pleuvait des cordes et la mer, à l’endroit où on était censés nager, était déchaînée. Après 20 minutes d’attente les pieds dans l’eau (à 13° : autant dire intolérable pour moi, même en combi !) puis une belle vague qui a fait chuter les photographes sur la digue, l’organisation a décidé d’annuler la partie natation. A la place, nous avons dû courir 800m pieds nus sur le goudron, en trifonction et bonnet, puis enchaîner sur les 100kms de vélo dans l’arrière-pays cannois.
Partis 10 minutes avant les Groupes d’Age, j’étais un peu rassurée quant à la sécurité sur le parcours, sur les routes détrempées et sinueuses. Mon objectif premier : ne pas prendre de risque pour ne pas tomber !
Je fais les 800m de course à pied en combi en mode « mamie », j’ai du mal à me mettre dans la course car je me sens un peu perturbée par le déroulement des évènements. Je débute le vélo dans les mêmes conditions mentales. Depuis la zone de transition, je n’ai plus revu Delphine (Pelletier), ni l’autrichienne Lisa Hütthaler : elles ont fait un départ vélo canon ! Moi par contre, je fais encore la mamie… Il me faut un certain temps pour me mettre dedans, m’accoutumer aux routes mouillées, à la température, etc. Quand enfin je me mets sur le bouton « ON », je passe une fille dans la 1ère bosse qui s’accroche à moi jusqu’à la fin de la 2ème difficulté du parcours. Au loin j’aperçois une autre fille, apparemment la 2è (Hütthaler), avec qui j’avais déjà concouru à la Coupe d’Europe de San Remo en 2007. Je suis en train de la rattraper mais la descente arrive et je ne la reverrai plus… Même dans le Tanneron, la dernière bosse, je suis trop loin pour espérer la rejoindre.
Je pose le vélo à 4’ de Delphine et 2’30 de Lisa Hütthaler. Je me demande comment vont réagir Mesdames Mes Jambes après un parcours vélo si exigent ! En fait elles sont contentes, car elles ont décidé de ne pas se laisser tenter par le bouton « OFF » et ont même bien pu se chauffer… Je pars donc avec de bonnes sensations et j’ai beaucoup de plaisir à courir, d’autant que le soleil pointe maintenant le bout de son nez (il était temps !). Il y a 2 tours de 5kms à parcourir. A la fin du 1er, j’ai toujours 2’15 de retard sur l’autrichienne, et je me doute qu’il sera très dur de venir la chercher. Mais mes jambes ne semblent pas d’accord. Une sorte de montée d’euphorie s’empare de moi et me dit : « Impossible is Nothing ». A 2kms de l’arrivée, je n’ai plus que 45 secondes de retard sur elle. On me crie : « accélère ! » (J’ai envie de répondre : « mais comment ?! »). Et là, je pense à Jérémy à l’IM du Pays de Galles, « allez, allez : Just Do It ! », après tout qui ne tente rien n’a rien, alors je tente tout. Je loupe le virage à gauche qui mène à l’arrivée, mais je vois la 2è juste là, à quelques mètres devant moi… Il doit rester 300m… Je saute sur la ligne d’arrivée, à 2 secondes de Lisa Hütthaler, et 2' de Delphine. Pas de regret, mis à part celui d’avoir été trop lente au départ de la course, car j’ai fait le maximum ensuite!
Delphine remporte donc la course, et je suis très heureuse de venir compléter le podium à ses côtés, aux côtés d’une championne de son envergure… d’une « Grande » !
A bientôt pour de nouvelles aventures !!!
Jeanne
|
|
01/03/2012
posté à 22h15
|
Voilà un moment que je n’avais pas donné de nouvelles, mais me revoilà !
J’ai eu la chance ces 15 derniers jours de partir en Guadeloupe, pour participer à la première édition du Gwadlouptri (distance half) à St François, mais aussi profiter de la chaleur des Antilles pour m’entraîner aux côtés de Stéphane Poulat et Benjamin Sanson. On a été rejoint plus tard par mon coach, Yves Cordier, lui aussi convié à faire la course !
J’ai bien sûr énormément apprécié mon séjour là-bas, car j’ai beaucoup appris avec des expérimentés comme Benjamin et Stéphane (aux petits soins pour moi, je les en remercie !), et également Laurent Jalabert, « l’invité d’honneur » de la course. J’ai eu la chance d’échanger avec lui et sa famille, et de le rencontrer en tant que personne, et pas uniquement sous son habit de cycliste.
En ce qui concerne la course, mon pire ennemi a été… moi-même. Je savais que ça allait dur : je n’étais pas du tout prête pour faire un half à cette période de l’année, j’avais chopé une sorte de grippe 3 jours avant, et j’étais gênée par une douleur à la cuisse persistante… Et en plus, après m’être entraînée par zéro degré, je devais affronter les 34° guadeloupéen ! Pas terrible pour l’acclimatation !
La natation s’est faite dans la houle, donc ce n’était pas évident mais finalement j’ai trouvé que c’était plutôt agréable de nager dans une eau turquoise à 27°. Le plus dur a commencé en vélo… où le vent a eu raison de moi, plus que les vagues dans l’eau. Il y avait trois tours, d’un parcours alternant plat avec beaucoup de vent et petites bosses casse-pattes. Au bout du deuxième tour, j’ai senti la fièvre montée, en plus des 34° ! J’ai posé le vélo très entamée, donc j’ai commencé la course à pied en me disant « ne cherches pas à te faire mal, de toute façon tu as déjà mal ». Donc j’ai couru au radar, en attendant avec impatience le prochain Coca, en me prenant une bonne averse (qui ne m’a pas fait de mal), et en essayant d’admirer le magnifique parcours.
Finalement j’ai remporté la course, donc c’est toujours une victoire qui donne le sourire, surtout qu’elle était partagée avec Stéphane (qui remporte l’épreuve), Benjamin (2è), et Yves, qui a fini alors qu’il n’avait pas couru depuis un petit moment à cause d’une blessure, mais toujours en forme !
Je remercie l’organisation, qui a fait une superbe 1ère épreuve, le public très chaleureux, et bien sûr mes 3 acolytes…
A bientôt !
PS: Merci à Thierry pour les superbes photos!
|
|
21/12/2011
posté à 15h12
|
C'est avec un petit pincement au cœur que je dois léguer mon magnifique vélo de route CANNONDALE SUPERSIX équipé SRAM RED, avec lequel j'ai partagé de grands moments d'émotion...
J'aimerais qu'il soit entre de bonnes mains soigneuses, qui l'apprivoisent et lui fassent prendre l'air comme il aime ;-)!
Je lance donc un appel à qui serait intéressé pour l'adopter. Il est très docile, pas lourd du tout (ça, c'est extraordinaire pour un vélo), et a du répondant.
Je vous laisse me contacter si vous êtes intéressés!
|
|
26/11/2011
posté à 10h43
|
La poisse, et la déconvenue, c’est ce que je retiens de cet Ironman en Arizona… Pas très positif !
La poisse, parce que le voyage pour y arriver a été périlleux… Suite à un retard de vol, tout notre trajet a été bousculé, on a loupé nos avions, et les bagages de Jérémy ont mis très (trop) longtemps pour arriver. J’ai eu la chance de les avoir le jour même, mais il a dû attendre 2 jours pour avoir sa valise et il n’a reçu son vélo que le vendredi (pour courir le dimanche !). Même si ce n’était pas mes propres affaires, j’ai été très impliquée dans l’histoire, au point d’en perdre le sommeil et de ne pas parvenir à me concentrer sur ma course… Ce n’était pas le bon stress d’avant course, mais plutôt l’inquiétude !
Puis pour mettre un peu d’eau dans le gaz, lors de ma dernière sortie vélo samedi, alors qu’on avait décidé de rester dans le lotissement, c’est-à-dire un périmètre de 2km pour ne pas prendre de risque avec les voitures, je me suis fait renversée par une (grosse) voiture américaine… Là, je me suis vraiment dit que l’Arizona ne voulait pas de moi. J’ai eu très peur, j’ai cru que tout était foutu : j’ai imaginé mon vélo et moi complètement cassés. Heureusement, plus de peur que de mal, puisque ni lui ni moi n’étions gravement blessés. Juste quelques blessures superficielles… mais suffisamment perturbatrices.
Pour en venir à la course, le récit ne mérite pas d’être long. J’ai vécu ce que l’on appelle un « jour sans ». Pas d’essence, pas de lumière ; et cela du début à la fin. C’est long sur un Ironman ! J’étais pourtant dans de bonnes conditions physiques, sur la lancée d’Aix et avec une bonne préparation (meilleure que pour mes 2 précédents IM). Mais ça ne fait pas tout…
L’eau était froide et j’ai souffert pendant toute la partie natation et les 30 1ers km vélo. J’ai compris assez vite que je n’étais pas dans la course, lorsque j’ai vu au demi-tour qu’il y avait déjà beaucoup de filles pro devant moi. J’en ai rattrapé une mais j’en ai ensuite vu défiler une, puis une autre, et encore une autre… Malgré tout, je n’ai pas arrêté de penser que la course était loin d’être finie, et qu’il restait encore la course à pied. Je l’attendais avec impatience ! J’avoue que, comme pour la natation, j’avais hâte de poser mon vélo ; j’en avais ras-le-bol de ce vent, cet aller-retour, et les jambes qui ne répondaient pas. D’ailleurs, depuis le début de la course, je n’arrivais pas à me donner, à m’essouffler… un mauvais signe chez moi !
Une fois le vélo posé (ouf), je me suis « élancée » sur le marathon avec une très grande appréhension de l’effet « jambes dures ». En effet, j’avais l’impression d’être arrêtée lors des 1ers pas. J’ai réussi à m’auto-convaincre que ça allait revenir, et que je pourrais courir comme j’aime le faire, et pourquoi pas revenir… Ca a marché pendant un tour (sur 3), puisque j’étais sur les bases de 3h10. J’étais satisfaite, même si j’avais toujours la bouche fermée en plein effort... Puis en croisant des Pro féminines devant moi, je me suis aperçue que j’étais vraiment loin, et j’ai commencé à me demander après quoi je courrais. Depuis le début du marathon, je n’avais pas vu une fille, donc pas une en vue qui m’aurais poussée à aller la chercher. A ce moment-là, j’ai eu la même envie que dans l’eau et sur le vélo : franchir la finish line. Et lorsque j’ai commencé à ressentir cette lassitude, ma vitesse a progressivement chutée, pour finalement courir en 3h30.
Jamais je n’ai pensé à arrêter. Alors j’ai fini très loin de mes attentes et de ce que je pense pouvoir faire, mais j’ai tout de même fini. Ma 1ère réaction a été la déception, puis la tristesse, et enfin avec le recul, la « positive attitude ». Oui, louper une course de triathlon, ça fait mal sur le coup, surtout quand on s’est investie, mais c’est un grain de sable dans le désert. J’ai connu d’autres défaites, et j’en connaîtrai d’autres ! Et c’est justement avec celles-ci que j’apprends, et que je ressors GRANDIE.
Puis à ceux qui pensent que ce n’était pas un parcours pour moi, je leur répondrai que dans un bon jour, j’aurais pu réellement m’exprimer comme j’ai appris à le faire sur le plat (il n’y a pas que des bosses à Gérardmer et Aix). Mais 1ère leçon : la PATIENCE…
Je remercie énormément ceux qui étaient là sur le parcours (mention spéciale à Yves et Maud !) pour m’encourager ainsi que ceux qui m’ont suivie sur le live !
|
|
07/10/2011
posté à 11h11
|
Lever les bras sur un 70.3, ça ne m’était jamais arrivée. Ce dimanche 25 septembre, j’ai pu goûter à la joie d’une victoire à Aix-en-Provence, et cette-dernière m’a remplie d’émotion !
4H30 du mat’, le réveil sonne et mauvaise surprise : une pluie torrentielle déferle sur Aix ! Je ne suis pas ravie, mais je me dis que j’irai « à la bataille » quoi qu’il advienne. Heureusement, le soleil pointe le bout de son nez peu de temps avant le départ, ce qui me soulage tout de même.
Les Pros partent 5 minutes avant la masse. Attention, il ne faut pas croire qu’être 40 au départ signifie la tranquillité assurée! J’en ai eu la preuve… Un coup dans l’œil au bout de 5m de nage remplit mes lunettes d’eau. Je tente de m’arrêter 1 fois, 2 fois, 3 fois, mais dans l’agitation, impossible d’enlever l’eau ! Je vais donc faire 1900m à l’aveuglette, en me disant que de toute façon je n’allais pas nager avec les yeux… Je me concentre sur ma nage et je sors en 3è position juste derrière Juliette (Bénédicto) et à 2’30 de Johanna (Daumas).
Au départ du vélo, je sais que je suis suivie de près par Erika Csomor. Les 11 premiers kms sont plats. Erika revient sur moi en compagnie de la suissesse Regula Rhorbach. Je les garde en ligne de mire, nous reprenons Juliette, et nous attaquons la 1ère bosse toutes les 4. Je creuse un écart mais dès la fin de la bosse, Erika et Regula reviennent. Dans la 2è difficulté, même scénario… Je commence à me dire que mes efforts dans les côtes vont être inutiles si c’est comme ça tout le long ! Mais les efforts finissent par payer… Dans la 3è difficulté, j’aperçois Johanna, et en me retournant il me semble être seule… Lorsque je la double, on s’encourage fort, et je décide de ne plus me retourner et de rester dans ma bulle. Les kilomètres s’enchaînent et je commence à penser à la suite…
L’arrivée dans le parc est plutôt « euphorisante ». En posant mon vélo, je vois Johanna qui arrive dans la dernière ligne droite du vélo. Je ne le savais pas, mais elle m’avait gardée en ligne de mire depuis que je l’avais passée. Elle est à 1’10 derrière moi. Puis c’est parti ! Le parcours, composé de 3 boucles assez vallonnées et « sinueuses », me plaît beaucoup. Mais je sais que je suis poursuivie… Nous passons dans un parc, et il y a une sorte de demi-tour où je crois apercevoir Erika Csomor (en fait, ce n’était pas elle !) ; et je commence à me dire : « Non, je serais trop déçue si je me faisais reprendre ». J’ai tellement peur que ça me booste ! Mais lorsque j’arrive au 1er tour, on m’annonce 2’30 sur Johanna. J’ai donc dû me tromper, mais tant pis, je continue, ce n’est pas fini tant que la ligne n’est pas franchie ! Au 2è tour, j’ai 5’ d’avance. Ce n’est qu’au milieu de la dernière boucle que je commence à réaliser. Je suis tellement euphorique que j’encourage tout le monde, et je veux en profiter à fond. Je voudrais vivre cette dernière partie au ralenti, juste pour savourer… Et c’est ce que je fais dans la dernière ligne droite. Je suis émue, forcément, lorsque je lève les bras.
Cette 1ère place représente beaucoup pour moi, et j’en suis très heureuse. Malgré tout, je ne veux pas m’endormir là-dessus, je sais que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre d’autres objectifs. C’est une énorme source de motivation!
Je remercie bien sûr mes sponsors qui m’aident beaucoup, mon kiné qui est au top, mon entraîneur Yves sans qui je n’en serais pas là, et ceux qui me soutiennent, particulièrement mes proches.
Résultats 70.3 Pays d'Aix
|
|
» Consulter les archives

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|